Après la mort de Diogo Jota en juillet 2025, Liverpool a terminé 5e malgré 520 M€ dépensés. Robertson raconte sur The Overlap une saison marquée par le deuil.
Par Alexandre Willot · 23 septembre 2026 à 10:18 · 2 min

Selon RMC Sport, Andy Robertson a livré un témoignage bouleversant sur la saison cauchemardesque de Liverpool, directement liée au décès de Diogo Jota le 3 juillet 2025. Le joueur portugais avait péri dans un accident de voiture en Espagne avec son frère, une semaine seulement après son mariage, auquel Robertson assistait.
Le football nous importait peu. On venait de perdre l’un de nos meilleurs amis dans le vestiaire.
Dans un épisode de The Overlap, le défenseur écossais, passé depuis cet été à Tottenham après neuf ans à Liverpool, a détaillé l’effondrement collectif qui a suivi : « C’est difficile de décrire et parler de ça parce que ce que nous avons traversé est affreux. Si l’on parle des nouvelles recrues, elles sont arrivées dans un club au cœur brisé. » Et d’ajouter : « Il leur a fallu des mois pour trouver leurs marques, car nous étions comme des fantômes. »
“He was our mate. He wasn’t just a footballer to us.” 😞 Andy Robertson opens up about the tragic passing of Diogo Jota and the profound impact it had on everyone at Liverpool. ❤️
Ce contexte éclaire un bilan sportif décevant pour un club qui avait pourtant investi près de 520 millions d’euros à l’été 2025, notamment sur Alexander Isak (150 M€), Florian Wirtz (125 M€) et Hugo Ekitike (95 M€). Isak a subi une fracture de la jambe, Wirtz a mis quatre mois avant de marquer : les Reds ont fini 5e de Premier League, loin du titre glané la saison précédente. « Avec le recul, je crois que nous avons perdu cette flamme, cette détermination la saison dernière », a conclu Robertson.
Ibrahima Konaté avait lui aussi pris la parole sur France Inter peu avant la Coupe du monde 2026, confiant que la disparition de son coéquipier l’avait « dévasté » et lui avait ôté toute envie. Liverpool aborde désormais l’intersaison 2026 avec la lourde tâche de rebâtir un vestiaire encore marqué par ce deuil, tout en digérant une facture mercato colossale aux retours décevants.