Le RC Lens s’intéresserait à Bamo Meïté (Marseille) comme joker médical après la blessure de Maik Nawrocki, mais Genesio compte sur lui et son état physique reste incertain.
Par Alexandre Willot · 12 septembre 2026 à 07:04 · 2 min

Privé de Maik Nawrocki, victime d’une rupture des ligaments croisés, le RC Lens cherche un renfort défensif en urgence. Pour combler ce vide, les Sang et Or auraient coché le nom de Bamo Meïté, défenseur de l’Olympique de Marseille, qui pourrait être attiré sous forme de joker médical.
Le profil du défenseur ivoirien colle sur le papier aux besoins lensois : puissant, polyvalent et rompu aux exigences de la Ligue 1. Mais le dossier se heurte d’emblée à deux obstacles de taille. D’abord, Meïté ne se sentirait pas encore capable d’enchaîner quatre-vingt-dix minutes à pleine intensité, même si son état physique serait en amélioration. Ensuite, Bruno Genesio ne souhaite pas laisser partir le joueur : son agressivité dans les duels et son état d’esprit auraient déjà séduit le coach marseillais, qui entend s’appuyer sur lui pour la suite de la saison.
ℹ️Bamo Meïté 🇨🇮 ne se sent pas encore totalement capable de disputer 90 minutes de Ligue 1 à pleine intensité. Mais son état physique s’améliore et son profil pourrait rapidement devenir intéressant. (@lephoceen) #TeamOM
L’OM traverse par ailleurs une situation financière tendue. En conférence de presse, le président Stéphane Richard avait reconnu : « On n’a pas atteint les objectifs si on raisonne en termes de masse salariale de la saison 2026-2027. On n’y est pas (…) Il faut pouvoir vendre ». Un départ de Meïté s’inscrirait donc dans cette logique de dégraissage, mais son contrat courant jusqu’en juin 2028 et la volonté affichée de Genesio de le conserver compliquent sérieusement les négociations.
Le RC Lens penserait à Meïte en joker pour remplacer Maik Nawrocky, gravement blessé.
L’urgence pourrait au final pousser Lens à se retourner vers des cibles plus immédiatement disponibles. Pour l’OM, la capacité à dégager des liquidités cet automne conditionne directement sa marge de manœuvre lors du prochain mercato hivernal, dans un contexte où le club reste sous la surveillance de la DNCG.