Avant la réception de Rennes dimanche, Habib Beye et Franck Haise s’accordent pour écarter tout esprit de revanche. L’enjeu européen prime.
Par Alexis Duvrain · 16 mai 2026 à 07:32 · 2 min
Le scénario de la saison d’Habib Beye dépasse la fiction : l’homme qui a débuté l’exercice 2025-2026 sur le banc breton retrouve Rennes dimanche au Vélodrome, cette fois en tant qu’entraîneur de l’OM, pour la dernière journée de Ligue 1. L’enjeu est immense des deux côtés, Marseille jouant sa qualification en Ligue Europa tandis que les Rennais peuvent encore rêver de Ligue des champions.
En conférence de presse, Beye a écarté tout sentiment de rancoeur malgré un départ douloureux de Rennes en février. « Ce n’est pas une blessure. Vous allez peut-être le prendre pour un discours cliché. Mais je suis vraiment privilégié dans ce que je fais », a-t-il confié. Le technicien franco-sénégalais a ensuite replacé l’événement dans une trajectoire plus large : « Il y a cinq ans, j’entraînais en National. Aujourd’hui, je suis entraîneur de l’OM. Entre-temps, je suis passé par le Stade Rennais. Il n’y a pas de revanche. Je dois finir l’histoire de cette saison sur une bonne sortie. »
De son côté, Franck Haise a répondu dans le même esprit en conférence de presse. L’entraîneur rennais a reconnu la contribution de son prédécesseur à la saison du club breton : « Habib a été le premier entraîneur de la saison du Stade Rennais. Quel que soit le classement qu’on aura au final, il aura contribué à ça. » Sur la revanche elle-même, Haise a été direct : « Je ne sais même pas de quelle revanche on parle. Ce n’est même pas un sujet pour moi. »
Beye, lui, a fixé un objectif clair pour dimanche : « Je serai l’entraîneur de l’OM avec la volonté de laisser Marseille, sur cette saison-là, en Coupe d’Europe. » Un succès contre Rennes lors de la 34e journée suffirait à l’OM pour décrocher une place en Ligue Europa, à la différence de buts.