Yannick Cahuzac dirige aujourd’hui Lens en Ligue des champions face au Sporting CP, quelques heures après avoir suivi ses cours du BEPF à distance. Une première chez les hommes.
Par Alexandre Willot · 13 octobre 2026 à 00:18 · 2 min
Il y a des mardis qui sortent de l’ordinaire. Celui que vit Yannick Cahuzac dépasse pourtant l’entendement : propulsé entraîneur principal de Lens après le départ de Dino Toppmoller, le technicien corse a entamé sa journée devant un écran pour suivre ses cours du Brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF), avant de prendre place sur le banc de Bollaert pour Lens-Sporting CP en Ligue des champions. Une situation sans précédent dans le football masculin français.
Cahuzac prépare actuellement le BEPF, diplôme indispensable pour exercer durablement au plus haut niveau. Son cinquième stage était initialement prévu à Clairefontaine du lundi au jeudi, mais, selon L’Équipe, il a obtenu une dérogation lui permettant de ne rejoindre sa promotion que mercredi matin. Ce mardi, il a pu suivre à distance, sans obligation de présence continue, une session matinale consacrée à l’accompagnement mental et à la connaissance de soi. Jacky Bonnevay, membre de l’encadrement du BEPF, et Benjamin Parrot, directeur général du Racing, ont tous deux placé la rencontre européenne comme priorité absolue.
Le paradoxe réglementaire frappe : en Ligue 1, Lens s’acquitte d’une amende de 25 000 euros par match dirigé par un entraîneur sans le diplôme requis. L’UEFA, elle, n’applique aucune sanction comparable en Ligue des champions, ce qui fait de cette soirée européenne une fenêtre financièrement plus confortable pour le club artésien. Sandrine Soubeyrand avait déjà vécu ce chevauchement d’agendas avec le Paris FC féminin, mais du côté masculin, personne n’avait encore cumulé une rencontre de C1 et une session de formation le même jour. Pour gérer ses absences à La Gaillette lors des prochains stages, Cahuzac sait pouvoir compter sur ses adjoints Carlier, Hamdi et Sikora.
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