La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a de nouveau insulté Mbappé en pleine séance du Sénat. La ministre des Sports Marina Ferrari a répondu fermement.
Par Alexis Duvrain · 9 juillet 2026 à 12:19 · 2 min

La polémique ne faiblit pas. Quatre jours après l’élimination du Paraguay face à la France (1-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde, la sénatrice Celeste Amarilla a de nouveau ciblé Kylian Mbappé, cette fois en pleine séance du Sénat paraguayen. Évoquant un échange tendu entre le capitaine des Bleus et le gardien Orlando Gill à l’issue de la rencontre, elle a lancé, devant ses collègues sénateurs : « Quand Orlando Gill lui a tendu la main avec toute l’humilité d’un Paraguayen, ce fils de p… la lui refuse. Un Français n’aurait jamais fait ça. »
Nos concitoyens sauront la recevoir
Ces nouveaux débordements interviennent après que l’élue du Parti libéral radical authentique avait publié, dès le lendemain de l’élimination paraguayenne, une série de messages à caractère raciste sur les réseaux sociaux visant Mbappé. Mardi, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour « injure publique aggravée » et « provocation publique à la haine ou à la violence », à la suite d’une plainte déposée par la Fédération française de football. Mbappé avait répondu publiquement, qualifiant la sénatrice de « femme méprisable et indigne de sa fonction ».
😡 Celeste Amarilla, senadora de Paraguay, carga nuevamente contra Mbappé ❌ "Este hijo de puta le niega la mano y le grita en la cara a Orlando Gill" 📻 #PartidazoCOPE
Invitée sur France Info ce jeudi matin, la ministre des Sports Marina Ferrari n’a pas mâché ses mots. « Elle a fait plus que gâcher cette fête, c’était absolument abject les propos tenus par cette sénatrice », a-t-elle déclaré, avant de prévenir que les éventuels séjours de l’élue paraguayenne en France se dérouleraient dans un tout autre climat : « Nos concitoyens sauront la recevoir. Ce n’est pas à moi de dire qu’elle est persona non grata, mais elle n’aura pas un accueil très chaleureux. » La ministre a précisé que le procureur avait été saisi et que le gouvernement paraguayen avait présenté ses excuses, se désolidarisant des positions de la sénatrice.
🔴 Propos racistes visant Mbappé ➡️ "C’était absolument abject, les propos qui ont été tenus par cette sénatrice […] Nous avons reçu des excuses du gouvernement paraguayen […] Je pense qu’elle n’aura pas un accueil très chaleureux", assure Marina Ferrari, la ministre des Sports
Sur le plan judiciaire, si la justice française est théoriquement compétente du fait de la nationalité française de la victime, plusieurs obstacles pratiques subsistent : la levée d’une éventuelle immunité parlementaire par le Paraguay et la coopération judiciaire entre les deux pays restent des préalables indispensables à toute mise en examen. Celeste Amarilla, qui se revendique francophile et affirmait dans une lettre ouverte avoir passé Noël à Courchevel et le Nouvel An à Saint-Tropez, pourrait toutefois être interpellée si elle pose le pied sur le sol français.
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