Marc Cucurella livre ses premières impressions au Real Madrid : cohabitation avec Vinícius, vitesse de Mbappé et Bellingham, et un processus d’adaptation encore en cours.
Par Alexandre Willot · 24 septembre 2026 à 16:49 · 2 min

Marc Cucurella n’a pas encore trouvé ses marques au Real Madrid. Arrivé cet été en provenance de Chelsea pour 55 millions d’euros, après avoir été sacré champion du monde avec l’Espagne, le latéral gauche reconnaît, dans un entretien accordé à AS, que l’adaptation au style madrilène prend du temps.
Souvent, quand je veux attaquer, ils se déplacent tellement vite qu’ils ont déjà tiré et je n’ai pas le temps.
C’est l’une des particularités qu’il identifie dans son nouveau club : la vitesse de projection de Vinícius Júnior, Kylian Mbappé et Jude Bellingham le prive souvent de l’opportunité de s’engager dans les espaces. « Vinicius, Mbappé et Bellingham aiment beaucoup courir et quand nous, les défenseurs, récupérons le ballon, l’action est déjà projetée vers l’avant et nous enchaînons », explique-t-il. Sur son côté gauche, la connexion avec Vinícius reste notamment à construire : les deux joueurs ont quasiment sauté la pré-saison et sont entrés directement en compétition. Cucurella se veut patient, soulignant l’implication de l’ailier brésilien : « Je vois qu’il travaille pour l’équipe, qu’il essaie d’apporter sa contribution, et c’est un bon début. »
Ces déclarations interviennent alors que Vinícius traverse une période délicate. Auteur d’un but et trois passes décisives en huit matchs toutes compétitions confondues, le Brésilien a été remplacé avant l’heure de jeu lors du derby perdu face à l’Atlético (2-1), laissant sa place à Yan Diomandé, dont la montée en puissance séduit de plus en plus les supporters. L’ancien gardien Santiago Canizares, interrogé sur Tiempo de Juego, n’a pas ménagé le Brésilien : « Il s’agit d’un joueur qui, actuellement, et même avec le brassard de capitaine, nuit bien plus qu’il n’apporte. » De son côté, Cucurella voit l’ensemble du groupe progresser dans la bonne direction, lui qui n’a rejoint le club que le 10 août : « Nous avons des choses à améliorer, des points que nous gérons mal, mais nous voyons aussi des signes très encourageants. » Le Real Madrid dispose encore d’une longue saison pour affiner ses automatismes.