Ce soir, Didier Deschamps dirige son dernier match à la tête de l’équipe de France contre l’Angleterre. Retour sur 14 ans d’une épopée unique.
Par Alexis Duvrain · 18 juillet 2026 à 18:05 · 2 min

Ce soir, au coup de sifflet final de France-Angleterre, Didier Deschamps fermera définitivement le dossier qu’il a ouvert en 2012. Quatorze ans de sélectionneur, 186 matchs, 122 victoires, et un palmarès que personne avant lui n’avait constitué sous ce maillot : champion du monde en 2018 à Moscou, vingt ans après avoir soulevé le même trophée en capitaine à Saint-Denis, puis vainqueur de la Ligue des Nations en 2021. Deux finales majeures perdues, l’Euro 2016 contre le Portugal et la Coupe du monde 2022 face à l’Argentine, viennent nuancer un bilan que peu contestent dans ses grandes lignes.
C’est la plus belle chose qui me soit arrivée (...) il reste des souvenirs inoubliables
Vendredi, en conférence de presse d’avant-match, Deschamps a livré ses émotions avec une sobriété qui lui ressemble. « Personne ne va pleurer ici, mais je sais que l’équipe de France va me manquer. J’ai eu le privilège pendant 14 ans de connaître des moments magiques, mais aussi d’autres moments plus difficiles. La vie continue, je suis de nature positive, je sais que l’après sera bien aussi. C’est la plus belle chose qui me soit arrivée, ça a pris 25 ans de ma vie en tant que joueur et sélectionneur, et ça marque. Il reste des souvenirs inoubliables », a-t-il déclaré, presque ému.
Ses anciens coéquipiers prennent soin de saluer l’héritage. David Trezeguet, champion du monde 1998 à ses côtés, estime que Deschamps « a fait quelque chose d’assez exceptionnel par rapport à la France », soulignant autant la dimension humaine que le palmarès. Éric Di Meco, de son côté, prédit qu’il « sera considéré comme le plus grand sélectionneur des Bleus ». Des voix discordantes existent, comme celle de Christophe Dugarry, qui pointe un jeu pas toujours convaincant et une seule victoire sur sept grandes compétitions. Deschamps a repris des Bleus en crise en 2012 et les a installés durablement parmi les meilleures nations mondiales : atteindre une demi-finale de compétition majeure est devenu presque une norme sous sa direction. C’est Zinedine Zidane qui devrait lui succéder.
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