Primes en négociation, places famille réduites, bouteilles d’eau interdites en stade : plusieurs tensions parasitent la préparation de l’équipe de France au Mondial 2026.
Par Alexis Duvrain · 4 juin 2026 à 12:18 · 2 min
La préparation de l’équipe de France à la Coupe du monde 2026 débute sous haute tension. Avant même le coup d’envoi du premier match amical face à la Côte d’Ivoire, trois sujets extra-sportifs ont occupé les discussions ces derniers jours : le montant des primes reversées aux joueurs, le nombre de places accordées à leurs familles, et l’interdiction faite aux supporters d’introduire leurs bouteilles d’eau dans les stades.
Le président de la FFF Philippe Diallo a pris la parole dans les colonnes de L’Équipe pour tenter de désamorcer les deux premières tensions. Sur la question des primes, il a indiqué qu’un premier échange avait eu lieu avec les joueurs dans un bon climat, et qu’un accord était espéré d’ici le 10 juin, date du départ pour les États-Unis. « J’attends leur retour, qu’ils me fassent part de leurs demandes afin que l’on puisse s’ajuster le plus rapidement possible avant que l’on parte aux États-Unis », a-t-il déclaré, précisant avoir formulé une proposition sans en dévoiler le contenu. Sur les places réservées aux proches des joueurs, il a choisi la prudence : « Ce qui doit primer, c’est l’intérêt de l’équipe de France ».
Troisième front d’irritation, celui-ci côté tribunes : la FIFA a annoncé que les bouteilles d’eau réutilisables seraient interdites à l’entrée des enceintes du Mondial. L’instance internationale a invoqué des raisons de sécurité dans son « code de conduite dans les stades », précisant que « pour éviter toute ambiguïté, les bouteilles d’eau réutilisables ne sont pas autorisées dans l’enceinte du stade ». La décision a suscité des critiques, d’autant que le tournoi se déroulera entre le 11 juin et le 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, souvent sous des températures élevées et dans des stades majoritairement à ciel ouvert. La FIFA a précisé, via son porte-parole à l’AFP, travailler avec les comités locaux sur des dispositifs de rafraîchissement autour des stades.
La date butoir du 10 juin constituera donc un premier test pour la sérénité du groupe de Didier Deschamps : si aucun accord n’est trouvé d’ici là sur les primes, le départ pour les États-Unis pourrait se faire dans un climat délétère.