Lens affronte Nice en finale de Coupe de France, vingt-huit ans après la défaite contre le PSG. Anciens joueurs et dirigeants veulent enfin décrocher le premier titre de l’histoire du club.
Par Alexis Duvrain · 20 mai 2026 à 22:03 · 2 min
Vingt-huit ans. C’est le temps qui sépare la dernière finale de Coupe de France du Racing Club de Lens de celle qui attend les Sang et Or ce vendredi au Stade de France face à Nice. En 1998, les Lensois s’étaient inclinés 2-1 contre le PSG, dans une rencontre où ils avaient semblé découvrir l’enceinte dyonisienne en direct. Cette fois, l’occasion de signer enfin le premier titre dans la compétition de l’histoire du club est là, et les acteurs de cette époque n’ont pas oublié.
Ils l’ont presque tous gagnée, sauf nous
Gervais Martel, président emblématique du club pendant près de trente ans, résume avec une franchise teintée d’autodérision la situation dans un entretien accordé à RMC Sport : « Elle n’est pas copine avec moi », dit-il au sujet de la Coupe de France, avant d’ajouter « Quand on regarde les clubs de première division, ils l’ont presque tous gagnée sauf nous. Il faut qu’on la gagne, c’est simple. » Éric Sikora, figure historique du club avec plus de 590 matchs sous le maillot Sang et Or, pointe lui la préparation insuffisante de 1998 : « On aurait dû partir la veille tranquillement, se préparer, être au vert entre nous, discuter, rigoler, être le matin ensemble. C’est une journée normale, en fait. On n’avait pas fait ce choix-là. » Stéphane Bigeard, alors collaborateur de l’entraîneur Daniel Leclercq, confirme : « Les joueurs ont découvert le Stade de France le jour du match. »
Du côté de l’effectif actuel, Matthieu Udol, piston gauche de Lens, tempère sans minimiser l’enjeu : « Je ne pense pas que c’est indispensable. Maintenant, ce serait une rature sur la page de cette magnifique saison de ne pas la remporter. Surtout quand on sait l’affiche et le fait qu’on soit favori. » Le club aborde cette finale avec le statut de favori face à un adversaire niçois en difficulté, et la saison en cours, qui pourrait déboucher sur une qualification en Ligue des Champions, offrirait au titre de Coupe de France une dimension supplémentaire. Lens, plus de cent vingt ans d’existence et toujours aucune Coupe de France au palmarès : l’ampleur de ce vide résume, à lui seul, ce que représente ce vendredi soir.
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