Gonçalo Ramos peine à justifier son transfert à 74 M€ depuis le PSG. L’AC Milan s’interroge : un but en six matchs, et les critiques de Crespo dans la Gazzetta.
Par Alexandre Willot · 26 septembre 2026 à 18:32 · 2 min

Un but en six apparitions toutes compétitions confondues, et des kilomètres plein les jambes. Voilà où en est Gonçalo Ramos depuis son arrivée à l’AC Milan cet été, recruté pour environ 74 millions d’euros hors bonus en provenance du PSG. Un démarrage laborieux qui alimente les critiques, à commencer par celles d’Hernán Crespo.
Il n’a jamais été un finisseur infaillible (...) même pas un but tous les deux matchs
Dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport, l’ancien avant-centre des Rossoneri a remis en perspective le profil du Portugais, rappelant notamment que Paris l’utilisait davantage comme option de rotation. « Bien qu’il ait toujours apporté une contribution appréciable, il n’a jamais été un titulaire indiscutable pour Luis Enrique dans l’équipe double championne d’Europe. C’est un excellent joueur, certes, mais on ne peut certainement pas le désigner comme un top joueur », a ajouté Crespo, aujourd’hui entraîneur de l’Atlas FC au Mexique. Il souligne par ailleurs que sur ses trois dernières saisons au PSG, Ramos a inscrit 53 buts en 131 matchs, soit une moyenne inférieure à un but tous les deux matchs.
La Gazzetta dello Sport a également pointé un paradoxe : Ramos est l’attaquant de Serie A qui a le plus couru sur les cinq dernières journées, avec environ 11,5 km par match. Mais son dernier but remonte au 28 août, contre Venise, et il n’aurait pas tiré au but depuis quatre rencontres. « Courir ne suffit plus. Ramos bat le record de kilomètres, mais Milan a besoin de buts », résume le quotidien sportif italien. À 25 ans, le Portugais dispose encore du temps pour inverser la tendance, mais le club lombard attend un attaquant dans la surface, pas un relayeur supplémentaire. La piste De Ketelaere pour le PSG illustre à quel point Paris a su repositionner ses pions offensifs cet été, tandis que Milan supporte désormais la pression d’un investissement lourd à rentabiliser.