Mason Greenwood pourrait quitter Marseille cet été vers la Roma. L’OM espère récupérer 50 à 55 M€ avant son audition devant la DNCG fin juin.
Par Alexis Duvrain · 11 juin 2026 à 18:38 · 2 min

La situation financière de l’OM pousse ses dirigeants à accélérer sur plusieurs dossiers de vente, et celui de Mason Greenwood est clairement le plus urgent. Le club phocéen espère tirer entre 50 et 55 millions d’euros de son ailier anglais, dont 40 % du montant final reviendrait à Manchester United en vertu d’une clause de revente.
Un accord de principe aurait déjà été trouvé entre le joueur, son entourage et la Roma, qui en ferait sa priorité sur ce mercato. Pourtant, le dossier patine. Le club romain attend d’abord d’officialiser l’arrivée de son nouveau directeur sportif Tony D’Amico avant de formuler une offre concrète, et doit lui aussi vendre pour répondre aux exigences de l’UEFA. Selon L’Équipe, Greenwood ne disposerait par ailleurs que de très peu d’autres prétendants, une réalité liée à son passé personnel qui freine de nombreux clubs.
L’OM, de son côté, est contraint d’agir vite. Le club devra se présenter devant la DNCG fin juin et risque par ailleurs une sanction de l’UEFA pour ses manquements financiers, sanction qui pourrait aller jusqu’à une exclusion de la Ligue Europa. Pour limiter l’exposition, la direction vise entre 50 et 60 millions d’euros de cessions d’ici la fin du mois. Sur le plateau de RMC, Jérôme Rothen s’est montré catégorique : « L’OM est en difficulté financièrement, ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’UEFA qui est à deux doigts de les sanctionner. Ils doivent vendre. » L’animateur a ajouté : « Aujourd’hui, c’est difficile de lui faire croire à un projet à Marseille, sachant que depuis qu’il est arrivé, c’est changement d’entraîneur, changement de joueurs, changement de dirigeants… tout change ! Et en plus il s’en prend plein la tronche. »
La réussite ou l’échec de ce transfert conditionnera directement la marge de manœuvre de l’OM pour reconstruire son effectif cet été, dans un calendrier contraint où la DNCG pourrait imposer un encadrement de la masse salariale si les comptes ne sont pas assainis.
Lire aussi