Gasperini a botté en touche sur Greenwood, affirmant que la Roma n’est pas pressée. Une position qui complique les plans financiers de l’OM cet été.
Par Alexis Duvrain · 5 juin 2026 à 10:48 · 2 min

La Roma ne semble pas vouloir accélérer le dossier Mason Greenwood. Interrogé en marge d’un tournoi caritatif à Bergame, l’entraîneur Gian Piero Gasperini s’est montré délibérément évasif sur la piste menant à l’attaquant marseillais, laissant entendre que le club romain aborderait ce mercato sans précipitation.
Tout le monde souhaite les meilleurs joueurs, mais il y a le budget, les agents et les autres clubs. L’important, c’est de bien travailler, et le chemin est encore long jusqu’au 31 août.
Sur Sky Sport Italia, Gasperini a d’abord esquivé la question directe : « Il y a tellement de grands joueurs, mais nous devrions parler uniquement des joueurs de la Roma et de ceux qui arrivent. Les autres ne sont pas des joueurs de la Roma, ils appartiennent à d’autres clubs. Nous verrons ce que nous pourrons faire. » Il a ensuite reconnu les contraintes pesant sur toute opération d’envergure : budget, agents, concurrence d’autres clubs. Un message de prudence qui contraste avec l’urgence marseillaise.
Car la situation de l’OM n’est pas celle d’un vendeur serein. Le club phocéen, sous surveillance de l’UEFA pour ses comptes, doit impérativement dégager des fonds avant la fin du mercato estival. Marseille aurait fixé un prix supérieur à 50 millions d’euros pour Greenwood, auteur de 26 buts et 11 passes décisives en Ligue 1 la saison passée. La Roma, elle aussi contrainte par le fair-play financier européen, ne semble pas disposée à s’aligner rapidement sur ce montant. Selon le spécialiste mercato Gianluca Di Marzio, le club romain ferait néanmoins du joueur sa priorité en attaque, même si aucun contact officiel n’aurait encore eu lieu avec Marseille. Si la Roma temporise, d’autres pistes pourraient s’ouvrir pour l’OM, notamment en direction de l’Arabie Saoudite. La qualification de Marseille pour la prochaine Ligue des Champions renforce théoriquement son pouvoir de négociation, mais la pression du fair-play financier pourrait finir par dicter les conditions de la transaction.
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