L’OM a officialisé Bruno Genesio mais le départ d’Habib Beye pourrait se régler aux prud’hommes : le Sénégalais réclamerait entre 2,5 et 3 millions d’euros.
Par Alexis Duvrain · 1 juillet 2026 à 23:05 · 2 min
Bruno Genesio a beau avoir signé officiellement ce mercredi matin, l’Olympique de Marseille n’a pas encore tourné la page Habib Beye. Le club phocéen tente de licencier son ancien entraîneur pour faute grave, une manœuvre destinée à limiter le montant des indemnités dues, mais que le technicien franco-sénégalais conteste vigoureusement.
Le club joue une partition étonnante, en essayant de lui coller une faute grave pour ne pas avoir à payer la fin de son contrat. (...) L’idée, c’est que ça va se terminer au tribunal.
C’est ce qu’a déclaré Daniel Riolo sur l’After Foot, résumant crûment la situation. Dans l’émission, le consultant a détaillé que Marseille chercherait à invoquer des manquements, notamment lors de conférences de presse ou en lien avec les objectifs non atteints, pour justifier un licenciement sans indemnités. « Pour Habib Beye, c’est un peu plus compliqué. Le club joue une partition étonnante, en essayant de lui coller une faute grave pour ne pas avoir à payer la fin de son contrat. On essaie de lui trouver des trucs, style en conférence de presse… Un résultat non atteint… Je n’y crois pas, ça ne peut pas tenir la route, ça ouvrirait une jurisprudence complètement folle. L’idée, c’est que ça va se terminer au tribunal », a-t-il lâché.
La mécanique financière du litige est connue : Beye émargeait à 230 000 euros bruts mensuels au moment de sa signature en février, ce qui en faisait le troisième entraîneur le mieux payé de Ligue 1. Il réclame l’intégralité de son année contractuelle restante, soit entre 2,5 et 3 millions d’euros. La direction marseillaise, elle, espérait activer une clause liée à la non-qualification en Ligue des Champions pour réduire considérablement cette somme, selon RMC Sport. L’ancien coach a refusé tout compromis amiable et ses représentants se préparent à saisir les prud’hommes.
L’OM accumule ainsi les ardoises sur le banc : les indemnités versées à Roberto De Zerbi au départ de ce dernier, le contentieux Beye désormais pendant, et le salaire de Genesio pour deux saisons. Un club déjà sous surveillance de la DNCG et de l’UEFA se retrouve dans une position particulièrement inconfortable, à l’heure où le mercato estival réclame lui aussi des moyens.