Champion du monde à 19 ans, Lamine Yamal confie vouloir réussir 300 dribbles cette saison et se rapprocher de la surface. Ses ambitions en entretien à L’Équipe.
Par Alexandre Willot · 23 septembre 2026 à 08:38 · 2 min

Champion du monde cet été avec l’Espagne, Lamine Yamal n’a visiblement pas l’intention de s’installer dans la satisfaction. Dans un entretien accordé à L’Équipe, l’ailier du Barça a détaillé la logique qui gouverne ses intersaisons : se fixer un cap supérieur à celui de l’année précédente, sans exception.
300 dribbles, se rapprocher de la surface, courir davantage…
« Au début de chaque saison, j’essaie toujours de m’améliorer. Je me dis : si j’ai réussi 200 dribbles la saison dernière, cette saison j’essaierai d’en faire 300 », a-t-il expliqué. Il a complété cette ambition chiffrée par un volet tactique : « Je veux gagner plus de trophées avec le Barça. J’essaie aussi de me rapprocher de la surface, de courir davantage et de progresser encore ». Ce glissement vers des zones plus axiales est le vrai signal envoyé aux défenses adverses.
Le chiffre de 300 dribbles n’est pas lancé dans le vide. Sur l’année civile 2025, Yamal en a réussi 285, soit presque le double de Jérémy Doku (155), son premier poursuivant dans les cinq grands championnats, devant Kylian Mbappé (144). Aucun joueur barcelonais n’avait atteint un tel volume depuis Lionel Messi et ses 297 dribbles réussis en 2015.
🚨🚨 Lamine YAMAL 🇪🇸 sur sa Coupe du monde : « J’AI VU QUE POUR GAGNER JE DEVAIS CHANGER DE RÔLE ! Peu importe le rôle que j'avais à chaque match, je jouais pour le bien de l'équipe. Mon objectif, sur le terrain, c'est toujours de gagner. Ce n'était peut-être pas un rôle aussi Show more
Au Mondial, l’ailier avait également dû composer avec un rôle moins central qu’au Barça. « J’ai vu que pour gagner je devais changer de rôle. Peu importe le rôle que j’avais à chaque match, je jouais pour le bien de l’équipe », a-t-il assumé. Une adaptation qu’il dit avoir vécue sans frustration : « Si pour gagner une Coupe du monde, je devais avoir un autre rôle, j’étais prêt à le faire. » Le titre décroché, il en tire une fierté mesurée : « Gagner une Coupe du monde à 19 ans, ce n’est pas donné à tout le monde, et j’en suis fier ». Sur ses ambitions plus larges avec le Barça, le message est cohérent : Yamal construit, saison après saison, en ajoutant chaque fois une contrainte supplémentaire à sa propre excellence. Avec sept buts en sept journées de Liga cette saison, le début de réponse est déjà là.
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