Nommé directeur sportif de l’OM, Grégory Lorenzi pourrait entraîner le club dans un litige judiciaire : Nice s’apprêterait à saisir les prud’hommes.
Par Alexis Duvrain · 5 juin 2026 à 07:18 · 2 min
L’arrivée de Grégory Lorenzi comme directeur sportif de l’Olympique de Marseille n’a pas tardé à tourner au feuilleton. Avant de rejoindre le club phocéen, l’ancien architecte du Stade Brestois avait signé un contrat avec l’OGC Nice, assorti d’une clause lui permettant de se désister en cas de descente en Ligue 2 des Aiglons. Problème : Nice a validé son maintien lors du barrage face à Saint-Étienne, rendant cet accord pleinement contraignant selon le président Jean-Pierre Rivère.
Selon L’Équipe, Lorenzi aurait tenté de régler la situation à l’amiable, notamment en proposant de démissionner sans préavis. Ces tentatives de conciliation auraient échoué. Le club azuréen serait désormais déterminé à saisir les prud’hommes pour obtenir une compensation financière. Rivère avait exposé sa version des faits publiquement dans la foulée du barrage : « On a signé un contrat avec une clause qui était que si on tombait en Ligue 2, il avait la possibilité de se désister. Le contrat était signé. Quinze jours après, il m’appelle et demande à me voir […] Marseille sait très bien qu’on a un contrat avec lui. »
Ça va finir qu’il va falloir que Marseille paie une indemnité à Nice
Sur sa chaîne YouTube, le journaliste Pierre Ménès a livré sa lecture du dossier : « Ça va finir qu’il va falloir que Marseille paie une indemnité à Nice. De toute façon, ils ont déjà des vues sur un autre directeur sportif. Ils ne veulent pas être les cocus de l’histoire, ils veulent récupérer un petit bakchich. » De son côté, lors de sa présentation, Lorenzi avait préféré balayer le sujet : « La seule chose importante pour moi, c’est le présent et l’avenir. Je ne regarde que le présent et le futur avec l’OM. »
L’issue de cette procédure pourrait contraindre l’OM à verser une indemnité à Nice, un premier boulet financier pour un club qui aborde un mercato estival déjà sous tension.