Gardien numéro un de l’Algérie, Luca Zidane affronte l’Argentine au Mondial 2026. Il revient sur le poids de son nom et sa quête d’identité propre.
Par Thiago Alukap · 16 juin 2026 à 13:03 · 2 min
Il s’appelle Zidane, mais il veut qu’on le voie autrement. À la veille du choc entre l’Algérie et l’Argentine pour le Mondial 2026, Luca Zidane s’est confié à Onze Mondial sur ce patronyme devenu à la fois bouclier et fardeau, sur le chemin qu’il a fallu parcourir pour exister par lui-même entre les poteaux.
J’étais un joueur en plus mais quand on allait jouer des tournois, on parlait plus de moi parce que j’étais le fils de.
Dans cet entretien, le gardien de Granada revient sur ses années de formation au Real Madrid, où il assure n’avoir jamais bénéficié d’un traitement de faveur sur le terrain, mais avoir été bien plus exposé que ses coéquipiers dès que les caméras pointaient. « Il y avait un peu plus de pression et surtout, j’étais plus exposé médiatiquement que les autres », admet-il. Sur le nom lui-même, il choisit la fierté plutôt que le recul : « Le nom Zidane, déjà, je le porte avec fierté. C’est le nom de mes grands-parents », précise-t-il, avant d’ajouter que ce qu’il cherche à transmettre avant tout, c’est « le respect, le travail, le sérieux ».
Sportif, le contexte lui sourit. Après avoir opté pour la nationalité algérienne en septembre 2025 et avoir été lancé par Vladimir Petković un mois plus tard, il s’est installé comme titulaire indiscutable des Fennecs. L’Algérie a notamment encaissé zéro but lors de ses deux derniers matchs de préparation, dont une victoire 1-0 face aux Pays-Bas. Pour ce Mondial, la famille sera au complet dans les tribunes : selon L’Équipe, Zinédine Zidane et ses trois autres fils, Enzo, Théo et Elyaz, ont fait le déplacement jusqu’à Kansas City pour soutenir Luca face à l’Albiceleste.
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