Nuno Mendes décisif, Torres tranchant, mais une attaque parisienne qui réfléchit trop : tops et flops du PSG après sa victoire 1-2 au Vélodrome.
Par Alexandre Willot · 21 septembre 2026 à 08:18 · 2 min

OM
1 – 2
PSG
Le résultat et les buteurs sont connus. Ce que le 1-2 du Vélodrome dit en creux, c’est l’écart entre la quantité produite par le PSG et la lenteur avec laquelle Paris a su la convertir.
Nuno Mendes a été le joueur parisien le plus constant dans la création du danger. Omniprésent sur son couloir gauche, le latéral portugais a délivré la passe décisive sur le but de Marquinhos à la 74e minute, provoqué les deux avertissements de Timothy Weah et ajouté une frappe repoussée par Jeffrey De Lange à la 82e. L’Équipe lui a accordé un 8, sa meilleure note collective de la soirée. Ferran Torres, lui, a résumé en sept minutes ce qui a manqué au reste de l’attaque parisienne pendant une heure : entré à la 59e, il a ouvert le score à la 66e d’une tête au premier poteau sur centre de Désiré Doué, puis s’est encore procuré deux situations nettes dans le dernier quart d’heure.
Torres a attaqué directement la zone dangereuse
Les sources décrivent un Paris qui a « longtemps cherché la solution parfaite plutôt que la solution immédiate », combinant et contrôlant là où Torres attaquait directement la zone dangereuse. Les chiffres rendent ce paradoxe visible : 31 tirs, 10 cadrés, 4,43 xG générés, et pourtant seulement deux buts inscrits. Ousmane Dembélé a accumulé 16 pertes de balle, dont une qui précède directement l’égalisation d’Angel Gomes à la 72e. Khvicha Kvaratskhelia, titulaire, est resté périphérique avant d’être remplacé à la 59e.
Côté marseillais, De Lange a réalisé huit arrêts pour maintenir l’OM dans le match, mais Neal Maupay a manqué deux occasions nettes dans la surface. Les moyennes de notes collectives publiées par Le Parisien et L’Équipe, très proches (5,27 et 5,41), résument une même lecture : un PSG supérieur et vainqueur, mais loin d’avoir exploité tout ce qu’il avait produit. C’est sur ce chantier offensif que Luis Enrique, noté 6 par L’Équipe pour le timing de ses changements, devra travailler avant que la saison ne s’emballe.
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