L’OM s’est imposé 0-2 à Troyes mais a souffert. Analyse des difficultés offensives marseillaises après un succès construit sur du velours.
Par Alexandre Willot · 11 octobre 2026 à 23:07 · 2 min

TRO
0 – 2
OM
Soulagement, oui. Satisfaction, beaucoup moins. Au lendemain du succès 0-2 à Troyes, c’est davantage la manière qui interpelle que le résultat lui-même. Pendant une heure, l’OM a monopolisé le ballon sans jamais véritablement inquiéter une équipe troyenne pourtant parmi les moins bien loties de la division.
La domination stérile des premiers quarante-cinq minutes a mis en évidence un problème récurrent : les hommes de Bruno Genesio multiplient les passes latérales et les mauvais choix dans les trente derniers mètres. Troyes, discipliné et regroupé, a même failli ouvrir le score avant la pause, Monfray heurtant la barre transversale de De Lange sur corner. C’est finalement Amine Harit, oublié dans le dos de la défense troyenne au retour des vestiaires, qui a déverrouillé le match d’une reprise à bout portant sur centre d’Emerson (50e). Abdelli a ensuite transformé un penalty dans les arrêts de jeu pour donner une ampleur flatteuse à l’addition finale.
Car la fin de rencontre a failli virer au cauchemar : Ripart a touché le poteau, Batola a manqué le cadre de peu, et Marseille a tenu plus par chance que par maîtrise. Bruno Genesio a fait tourner son effectif avec les entrées de Maupay, Abdallah et Nnadi, sans que le jeu ne s’en trouve réellement fluidifié. Trois points pris, mais la palette offensive de l’OM reste à construire avant le déplacement à Angers dimanche prochain à 15h.
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