Sophie Taillibert, fille de l’architecte du Parc des Princes, s’oppose au projet du PSG d’agrandir le stade à 70 000 places, jugé destructeur pour l’œuvre de son père.
Par Alexandre Willot · 7 octobre 2026 à 11:52 · 2 min
Le dossier du futur stade du PSG prend une tournure inattendue. Selon Le Parisien, plusieurs réunions ont eu lieu depuis le début de l’été entre la famille de Roger Taillibert, architecte du Parc des Princes décédé en 2019, et le club parisien. Sa fille Sophie Taillibert y a exprimé une opposition ferme au projet d’agrandissement actuellement étudié, qu’elle juge trop dommageable pour l’intégrité de l’œuvre paternelle.
Préserver l’œuvre de mon père est ma priorité
Le point de friction central porte sur les 50 portiques autostables en béton précontraint qui constituent la signature architecturale de l’enceinte inaugurée en 1972. Sophie Taillibert craint que le projet envisagé n’implique la suppression des fléaux et de l’anneau technique associés à ces portiques. « Il faut comprendre que le Parc des Princes est une œuvre architecturale à part entière, dont l’identité tient autant à sa forme qu’à son système constructif », a-t-elle expliqué, plaidant pour que d’autres solutions techniques soient explorées.
Du côté du PSG, aucune décision architecturale définitive n’aurait encore été arrêtée. Toujours selon Le Parisien, le club affirme vouloir poursuivre la concertation et respecter le patrimoine de l’enceinte. L’ambition reste de porter la capacité à 70 000 places, ce qui ferait du Parc le deuxième plus grand stade de football de France, et de réaménager toute la Porte de Saint-Cloud avec commerces, terrains de padel et musée du club. Le site reste en compétition avec les options Massy et Poissy, et le PSG n’a pas encore tranché sur l’implantation de son futur écrin.