Les arbitres espagnols ont porté plainte contre Florentino Pérez et Real Madrid TV, tandis qu’un homme d’affaires envisagerait de lui disputer la présidence.
Par Alexis Duvrain · 22 mai 2026 à 08:03 · 2 min
Le Real Madrid traverse une séquence inédite hors du terrain. D’un côté, le syndicat des arbitres espagnols (AESAF) a déposé une plainte officielle contre Florentino Pérez, le club et sa chaîne Real Madrid TV devant la Commission anti-violence. De l’autre, un homme d’affaires a annoncé vouloir se présenter à la présidence du club, ce qui constituerait la première opposition réelle au président madrilène depuis son retour en 2009.
Concernant la plainte arbitrale, le point de départ remonte au discours du 12 mai, lors duquel Pérez avait évoqué une « corruption systématique » et affirmé que plusieurs titres du Real lui avaient été « volés ». Dans son communiqué, l’AESAF affirme agir « en défense de la dignité, de l’intégrité et de la protection des arbitres espagnols », estimant que les messages diffusés par Real Madrid TV « contribuent à détériorer le climat de respect nécessaire au bon déroulement de l’activité sportive et peuvent favoriser des situations de tension, d’hostilité ou de violence envers les arbitres. » Le syndicat dénonce également des propos attribuant au corps arbitral « la perpétration d’un délit continu de corruption pendant deux décennies ». Dans le cas où les faits seraient avérés, le club pourrait s’exposer à de très lourdes sanctions financières. Cette action judiciaire s’ajoute à celle déjà déposée par le FC Barcelone pour des motifs similaires.
Sur le front électoral, l’homme d’affaires Enrique Riquelme, président du groupe Cox spécialisé dans l’eau et l’énergie, a adressé jeudi un courrier à la commission électorale du club pour exprimer sa « volonté d’être candidat ». Le processus électoral, lancé le 14 mai pour une durée de dix jours, lui laisse jusqu’à demain pour déposer officiellement sa candidature. Si elle aboutit, Riquelme deviendrait le premier rival de Pérez depuis le retour de ce dernier aux commandes du club, lui qui a été réélu sans opposition à quatre reprises, la dernière fois en janvier 2025.
Depuis son retour en 2009, Florentino Pérez a présidé à cinq titres de Liga et six Ligues des champions. Mais le Real sort aujourd’hui d’une deuxième saison consécutive sans titre majeur, un contexte qui pèse sur l’image du président et donne un relief particulier à ces turbulences simultanées. Le dossier des arbitres devra suivre son cours devant la justice sportive espagnole, dont les délais de traitement pourraient s’étendre bien au-delà de la fin de saison.
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