Défaite 1-0 après prolongation face à l’Espagne, incidents d’après-match, Scaloni en larmes en conférence de presse : l’Argentine termine la Coupe du monde 2026 sous haute tension.
Par Thiago Alukap · 20 juillet 2026 à 18:04 · 3 min

Espagne
1 – 0
a.p.
Argentine
L’Espagne a remporté la Coupe du monde 2026 face à l’Argentine sur le score d’un but à zéro, but signé Ferran Torres à la 106e minute de jeu. Mais au-delà de la défaite, c’est l’image de l’Albiceleste qui retient l’attention au lendemain de la finale disputée à New York.
En conférence de presse, Lionel Scaloni n’a pas pu contenir son émotion. Le sélectionneur argentin a dû interrompre son intervention, sous les applaudissements des journalistes présents. Il avait néanmoins pris le temps de revenir sur le parcours de son équipe : « En arriver là aujourd’hui est un rêve. Nous avons tout donné jusqu’à la fin, tant le staff que les joueurs. Désormais, il faut digérer et réfléchir à la suite. » Avant ce Mondial, Scaloni n’avait jamais perdu de finale à la tête de l’Argentine, ayant remporté deux Copa América, une Coupe du monde et la Finalissima. En zone mixte, il a ensuite laissé planer le doute sur son avenir :
Je suis sous contrat jusqu’à décembre. Ensuite, ce sera certainement compliqué de continuer…
Interrogé après la rencontre, Scaloni a ainsi ajouté, dans ses propres termes, « Ce sera très difficile, et ça me touche profondément », résumant l’ampleur d’une soirée qui s’est achevée dans la douleur, sportive autant qu’émotionnelle.
Following their World Cup final defeat to Spain, Argentina manager Lionel Scaloni walked out of his post-match press conference after becoming too emotional to carry on.
Dans la foulée du coup de sifflet final, des incidents ont éclaté entre les deux équipes. Selon les informations rapportées, Leandro Paredes se serait en pris à Eric García, avant de s’en prendre également à Gavi intervenu pour calmer les esprits. Thiago Almada aurait également été impliqué. Paredes a été expulsé après coup, mais ce carton rouge n’emporte aucune conséquence sportive directe, le match étant terminé. Ces scènes noircissent un peu plus le bilan d’un tournoi déjà marqué par l’expulsion d’Enzo Fernández en finale, à la 93e minute.
Justin Bieber performs a special version of "EVERYTHING HALLELUJAH" at the FIFA #WorldCup Final Halftime Show (via FOX)
La presse internationale n’a pas ménagé l’Albiceleste. The Telegraph a résumé la finale d’un lapidaire « Football 1 Criminels 0 », ajoutant que « l’Espagne a gagné la Coupe du monde et tout le monde s’en porte mieux ainsi ». The Times a estimé qu’après « 106 minutes de tactique visant à casser le jeu et de négativité implacable, la finale de la Coupe du monde 2026 a eu le vainqueur qu’elle méritait. Indice : ce n’était pas l’Argentine ». The Athletic, cité par Le Monde, a nuancé : « L’Argentine n’était pas là pour se faire des amis. Elle était là pour gagner des matchs. Pourtant, cette fois, elle a franchi la limite, transformant son agressivité en handicap. »
La Coupe du monde 2026 se referme donc sur un sacre espagnol, avec Aymeric Laporte, qui évolue à l’Athletic Club, parmi les champions du monde. Pour l’Argentine et Scaloni, les prochaines semaines diront si le sélectionneur champion du monde en 2022 poursuivra l’aventure au-delà de décembre.
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