L’Argentine a renversé l’Égypte (3-2) en huitième de finale du Mondial 2026 grâce à Messi, buteur et passeur. Les Pharaons dénoncent un arbitrage scandaleux.
Par Thiago Alukap · 7 juillet 2026 à 22:19 · 2 min
Argentine
3 – 2
Égypte
Il a fallu attendre les dix dernières minutes pour voir l’Argentine exister vraiment. Menée 2-0 à un quart d’heure de la fin par une Égypte disciplinée et courageuse, l’Albiceleste a renversé la rencontre dans un final irrespirable pour s’imposer 3-2 à Atlanta et filer en quarts de finale de la Coupe du Monde 2026. Lionel Messi, passeur décisif puis buteur pour son huitième but du tournoi, a encore été l’homme du destin argentin.
Les Pharaons avaient pourtant longtemps tenu leur rêve entre les mains. Yasser Ibrahim avait ouvert le score dès la 14e minute, avant que le gardien Mostafa Shobeir ne repousse le penalty de Messi à la 21e. Mostafa Ziko avait ensuite vu un but annulé à la 58e, puis inscrit le 2-0 à la 67e. Le réveil argentin est venu de Messi, qui a centré pour la tête de Cristian Romero (79e), avant d’égaliser lui-même d’une frappe puissante (83e). Dans le temps additionnel, un centre d’Enzo Fernández a scellé la qualification (3-2), quelques secondes après un contact litigieux sur Mohamed Salah dans la surface argentine, non sanctionné par l’arbitre français François Letexier.
Lionel Messi (39 ans et 13 jours) devient le joueur le plus âgé de l'histoire à avoir été buteur et passeur décisif lors d'un match en phase à élimination directe de Coupe du Monde. #ARGEGY
Le sélectionneur égyptien Hossam Hassan n’a pas caché sa fureur au micro de beIN Sports. « Nous avons été les meilleurs. Ce qui s’est passé n’était ni juste ni équitable », a-t-il lancé, avant d’aller plus loin : « Peut-être voulaient-ils maintenir le champion du monde dans la compétition ? Peut-être voulaient-ils que Messi reste en lice ? » Sans nommer la FIFA, le sous-entendu était lourd. « En football, il existe parfois des facteurs extérieurs qui vont au-delà des aspects techniques », a-t-il ajouté, concluant par : « J’ai dit à l’arbitre que ce qui se passait n’était pas juste. C’est une victoire non méritée pour l’Argentine. »
Peut-être voulaient-ils maintenir le champion du monde dans la compétition ? (...) C’est une victoire non méritée pour l’Argentine.
L’attaquant Mostafa Ziko a abondé dans le même sens, évoquant « des choses étranges que tout le monde a vu », tandis que le gardien Shobeir a regretté que « les petits détails » aient fait basculer un match que son équipe « avait entre ses mains ». L’Argentine, elle, poursuit son parcours avec cette impression troublante d’être toujours au bord de l’élimination sans jamais y tomber. Le 12 juillet, l’Albiceleste affrontera en quarts de finale le vainqueur de Suisse-Colombie.