La Belgique s’impose 4-1 face aux États-Unis en huitième de finale du Mondial 2026 et rejoint les quarts. De Ketelaere auteur d’un doublé, Lukaku buteur et provocateur.
Par Thiago Alukap · 7 juillet 2026 à 09:04 · 3 min

États-Unis
1 – 4
Belgique
La polémique avait duré trente-six heures. La réponse belge, elle, n’a pris que 90 minutes. Lundi soir à Seattle, la Belgique a dominé les États-Unis (4-1) en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, s’offrant une qualification pour les quarts et réglant au passage la question de l’affaire Balogun d’une façon que personne n’avait vraiment anticipée : par le football.
On a joué avec beaucoup de maîtrise, beaucoup d’envie, on est allé de l’avant, c’est une belle soirée pour nous et une belle qualification pour les quarts de finale.
C’est ainsi que le sélectionneur Rudi Garcia a résumé la soirée en conférence de presse. Rappel du contexte : Folarin Balogun, exclu lors du huitième face à la Bosnie-Herzégovine pour une semelle dangereuse, avait vu sa suspension automatique levée après une intervention de Donald Trump auprès de Gianni Infantino, ce que le président américain a lui-même confirmé publiquement. L’attaquant de Monaco était donc bien titulaire au Lumen Field, accueilli par les ovations d’un stade acquis à sa cause. « Il y avait un sentiment d’injustice dans le groupe et on avait à cœur de répondre sur le terrain », a confié le milieu Nicolas Raskin à la RTBF.
Sur le terrain, c’est Charles De Ketelaere qui a répondu le plus clairement, avec un doublé dès la 9e et la 33e minute. Hans Vanaken a aggravé le score en profitant d’une sortie catastrophique du gardien américain Matt Freese (57e), avant que Romelu Lukaku ne scelle le verdict à la 93e minute d’un quatrième but. La célébration du buteur historique de la sélection belge a fait le tour du monde : mains derrière les oreilles pour faire taire le stade, signe du bla-bla, puis imitation des célèbres pas de danse de Donald Trump, bientôt rejoint par Thomas Meunier, Nicolas Raskin et Axel Witsel. Seule ombre au tableau côté belge : la sortie sur blessure d’Amadou Onana dès la 21e minute, dont l’état de santé inquiète.
"J'ai été personnellement déçu par beaucoup de gens", après la défaite, Pochettino s'en prend aux critiques de l'affaire Balogun ► l.rmcsport.fr/mFd
La presse internationale, elle, n’a pas boudé son plaisir. « La Belgique venge la planète football », titre le Bild. The Athletic, le cahier sports du New York Times, note que Balogun « a été transparent après la polémique autour de sa carte », estimant que les États-Unis ont « gâché une opportunité sans précédent » devant leurs propres supporters. En Espagne, Marca salue une Belgique qui « a transformé le tumulte en rage, le débat en football ».
Lukaku é sujeito homem pra caralho. Fez o Quarto Gol da goleada em cima dos Estados Unidos, na casa dos caras. E a comemoração foi como? imitando a dancinha do verme do Trump, que interviu na copa pra favorecer os Estados Unidos. Foda Kkkkkkkkkkkkkk
Nathan Ngoy, défenseur lillois aligné dans le onze belge, figure parmi les vainqueurs de la soirée. Côté programme, la Belgique affrontera désormais l’Espagne en quart de finale le 10 juillet.
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