Éliminé par la Norvège (1-2) en huitièmes, le Brésil maintient Ancelotti jusqu’en 2030. Il a aussi expliqué pourquoi Vinícius n’a pas tiré le penalty.
Par Thiago Alukap · 6 juillet 2026 à 20:19 · 2 min

Coup de tonnerre au Mondial 2026. Le Brésil s’est fait sortir dès les huitièmes de finale par la Norvège (1-2), une première depuis 1990, et la Fédération brésilienne de football (CBF) a aussitôt choisi de maintenir Carlo Ancelotti à son poste. Son coordinateur de sélection, Rodrigo Caetano, a confirmé la volonté de poursuivre le travail avec l’entraîneur italien jusqu’à la Coupe du monde 2030, avec des ajustements mais sans rupture brutale.
L’une des scènes les plus commentées du match reste le penalty raté par Bruno Guimarães dans le premier quart d’heure. En conférence de presse, Ancelotti a détaillé sa logique : « Nous avons fait des statistiques de l’année passée. Le meilleur tireur de penalty était Neymar, suivi d’Igor Thiago, puis de Raphinha, puis Bruno Guimarães et enfin Gabriel Martinelli. » Ni Neymar, ni Igor Thiago, ni Raphinha n’étant sur le terrain à ce moment-là, c’est le milieu de Newcastle qui s’est présenté sur le point de penalty. Vinícius ne figurait même pas dans ce top cinq.
“¿Por qué no pateó Vinícius el penal? Hicimos una estadística del último año. El mejor para patear era Neymar, después Igor Thiago, después Raphinha, después Bruno, después Martinelli. Bruno Guimarães era el mejor en campo”. Carlo Ancelotti. ⚠️🇧🇷
En zone mixte, Vinícius a confirmé la version de son sélectionneur sans amertume apparente : « Le coach décide à l’avance qui va tirer. Il a choisi Bruno. Je n’ai jamais été vaniteux, je n’ai jamais voulu être le meilleur buteur de la compétition et c’est pour cela que c’est Bruno qui a tiré. Il tire mieux les penaltys que moi, et c’est pour ça que le coach l’a choisi. Je n’ai jamais fui mes responsabilités. »
Avec cette élimination, Ancelotti devient le premier sélectionneur brésilien depuis Sebastião Lazaroni à ne pas conduire la Seleção en quarts de finale d’un Mondial. Pour un pays qui attend un titre mondial depuis 2002, le maintien de l’entraîneur italien ressemble à un pari sur l’avenir : celui de reconstruire un projet et une identité de jeu avant le rendez-vous de 2030.
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