Pablo García a quitté le Real Betis en larmes après 15 ans de formation. Cédé au Racing Santander pour financer l’arrivée de Dani Ceballos, il a dit adieu au club de sa vie.
Par Alexandre Willot · 3 septembre 2026 à 07:09 · 3 min

Le mercato espagnol s’est refermé sur une image difficile à regarder. Pablo García, formé au Real Betis depuis l’âge de 5 ans, a quitté le centre d’entraînement sévillan en pleurs le dernier jour du marché des transferts, aperçu en larmes sur le siège passager de la voiture de sa mère, elle-même visiblement effondrée, devant des médias massés aux grilles du centre.
J’espère que vous réussirez une belle campagne en Ligue des champions (...) Merci du fond du cœur à tous les supporters du Betis.
Malgré l’émotion, il a trouvé la force de prendre la parole. « J’espère que vous réussirez une belle campagne en Ligue des champions, et merci pour toutes ces années », a-t-il lancé en larmes. « Maintenant, il faut se concentrer sur l’essentiel, c’est tout », a-t-il ajouté. Le club andalou venait d’officialiser son transfert au Racing Santander pour 5,5 millions d’euros, soit la moitié de ses droits économiques. À 20 ans, après 33 matchs professionnels et des années de formation, il payait le prix de l’arrivée de Dani Ceballos, recruté libre par le Betis après la fin de son contrat au Real Madrid.
🟢Así ha sido la triste salida de Pablo García entre lágrimas de la CD Luis del Sol: "Esperemos que todo vaya muy bien", esbozó el canterano del #Betis que se marcha traspasado al Racing de Santander. ✍🏻@alexmerida11
Interrogé dans l’émission El Chiringuito, son père Ramon García a décrit un fils « anéanti » par des semaines d’incertitude insoutenables. « Si les supporters du Betis ressentent cela, imaginez ce que nous ressentons. Quinze ans, c’est toute une vie », a-t-il confié, révélant que la situation avait à ce point pesé sur son fils que la famille avait dû lui administrer des somnifères. « Cela a duré plusieurs jours, nous avons dû lui donner des somnifères, et pourtant, il va toujours à l’entraînement avec le sourire et une attitude positive », a-t-il souligné.
L’aventure au Racing Santander commence donc sous le signe de l’arrachement. Avant de rejoindre Santander, Pablo García avait refusé un départ vers l’Olympiacos et vu échouer une piste menant à Hull City. Son père a toutefois promis un fils pleinement investi dans son nouveau club : « Ce qui l’intéresse cette année, c’est de jouer le plus possible pour relancer sa carrière. » Pour le Betis, qualifié en Ligue des champions cette saison, l’équation était froide : faire entrer Ceballos dans la masse salariale exigeait de libérer une place et des liquidités. C’est Pablo García qui en a fait les frais, au terme d’une fin de mercato qui illustre jusqu’où peut aller la logique comptable du football professionnel.
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