Bellingham a couvert sa bouche face au Ghana sans être expulsé, contrairement à Almirón. La "loi Vinicius" soulève une controverse arbitrale au Mondial 2026.
Par Thiago Alukap · 25 juin 2026 à 09:04 · 2 min

Angleterre
0 – 0
Ghana
Un geste similaire, deux décisions opposées. Le nul entre l’Angleterre et le Ghana (0-0) lors de la deuxième journée du groupe L au Mondial 2026 a relancé le débat autour de la nouvelle directive FIFA baptisée "loi Vinicius", qui prévoit un carton rouge pour tout joueur se couvrant la bouche lors d’une situation de confrontation.
Quelques jours plus tôt, Miguel Almirón avait écopé de la première exclusion de l’histoire liée à cette règle lors de Paraguay-Turquie. Les images du match face au Ghana montrent pourtant Jude Bellingham adopter le même geste face à Jordan Ayew, sans que l’arbitre ni la VAR ne jugent utile d’intervenir. Selon les consignes FIFA relayées par Onze Mondial, la sanction n’est pas automatique : elle dépend du caractère jugé « conflictuel » de l’échange. Dans le cas de Bellingham, aucune agressivité manifeste n’a été relevée, aucune réaction forte de l’adversaire signalée, et les arbitres n’ont pas estimé qu’il existait une suspicion de propos litigieux.
C’est précisément cette marge d’interprétation qui pose problème. Le cas Almirón avait été traité comme une « situation de confrontation » claire, validée par la VAR à la demande des joueurs eux-mêmes. Rien de tel ici. Thomas Tuchel, de son côté, a félicité le Ghana pour sa solidité défensive après la rencontre, saluant un adversaire qui a su tenir face à une équipe anglaise pourtant portée par sa victoire d’ouverture contre la Croatie (4-2). L’Angleterre devra se qualifier pour la suite du tournoi avec un bilan qui se complique, tandis que la FIFA va devoir clarifier ses critères d’application d’une règle qui, pour l’heure, génère plus de questions que de réponses.
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