Éliminé par l’Espagne en huitième de finale du Mondial 2026 (0-1), le Portugal voit la presse lusitanienne réclamer la fin du cycle Ronaldo, 41 ans et 233 sélections.
Par Alexis Duvrain · 7 juillet 2026 à 16:49 · 2 min
Le Portugal a quitté la Coupe du monde 2026 lundi soir, battu 0-1 par l’Espagne en huitième de finale. Le but est venu dans le temps additionnel : Ferran Torres, entré en cours de jeu, a glissé un ballon à ras de terre dans la surface pour Mikel Merino, qui a fusillé Diogo Costa (90e+1). Un épilogue cruel pour le gardien de Porto, décisif en début de match, puis peu sollicité jusqu’au coup de grâce final.
Le match a surtout été marqué par l’impuissance de Cristiano Ronaldo, à 41 ans et lors de ce qui était sa 233e sélection. Il n’a déclenché qu’un tir puissant en coin (12e) et une reprise molle captée sans frayeur par Unai Simon (37e). Avant lui, Nuno Mendes avait livré la prestation la plus aboutie côté portugais : le latéral gauche du PSG a muselé Lamine Yamal pendant une heure, a multiplié les montées dangereuses et a vu une déviation de Pedro Porro heurter la barre (41e). Sa sortie sur blessure avant l’heure de jeu a privé le Portugal de son meilleur élément.
Après la rencontre, Ronaldo a concédé devant les journalistes que ce Mondial était le dernier : « La vérité, c’est que c’était ma dernière Coupe du monde mais pour le reste, j’aurai le temps d’y réfléchir, d’être avec ma famille, de ne pas prendre de décisions à chaud et je vais continuer ma vie. » Il a également rejeté tout regret sur sa contribution à la Seleção, déclarant : « Comment je vais me réveiller mardi ? Comme je me suis levé ce matin, pareil : la conscience tranquille, j’ai tout donné. »
La presse portugaise, elle, n’est pas aussi sereine. Le quotidien A Bola a interpellé le capitaine avec une question cinglante : « Combien de tes larmes, Cris, sont des larmes pour le Portugal ? » Le journaliste Francisco Vaz de Miranda a été plus direct encore, estimant qu’il fallait « mettre un terme, une bonne fois pour toutes, au cycle du capitaine » et que Ronaldo devait « faire un pas de côté ». O Jogo a quant à lui pointé le choix de Roberto Martinez de ne pas titulariser Gonçalo Ramos face à l’Espagne comme « une erreur sans aucun doute », alors que l’attaquant avait été héroïque face à la Croatie.
L’Espagne, elle, file en quart de finale où elle affrontera la Belgique le 10 juillet.
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